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L’œuvre d’art

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Oeuvre

Elle, c’est un concentré de générosité, d’humour et de sensiblerie en une seule personne. Elle a de la douceur dans les gestes, de la tendresse dans la voix, de la candeur dans le regard. Un mélange détonnant et savamment dosé de sensualité, de féminité, de désir coquin. Un appel à l’abandon, au don de soi, au plaisir complice et partagé.

Ses mots d’esprits m’ont touché dès le début et nous avons échangé rapidement, dissertant sur tout un tas de sujets. Nous avons ri, plaisanté, souri. Au fur et à mesure, des liens forts se sont tissés, nous sommes devenus confidents, intimes. Un soir, nous avons parlé de nos vies respectives, de nos envies, de nos rêves. Nous nous sommes taquinés aussi, allant jusqu’à gentiment titiller l’autre sur le terrain de l’érotisme et du sexe. Pris dans le jeu, nos échanges ont pris une tournure coquine. Sans crier gare ou que je demande quoi que ce soit, elle m’a envoyé un message dans lequel elle disait : « Je veux que tu me dises ce que tu penses de cette photo, et ce qu’elle t’inspire… sans aucun tabou. ». J’ai reçu juste après une photo d’elle, allongée sur son lit, totalement nue. Elle cachait le bas de son corps avec une couette, mais elle offrait à ma vue sa poitrine généreuse et sa bouche pulpeuse.

C’est comme si je m’étais trouvé au niveau de sa tête et que j’avais pris la photo. Une vue plongeante qui la rendait absolument magnifique ainsi allongée. J’ai imaginé mes mains se perdre dans ses cheveux, frôler la peau de ses joues, de ses épaules, pour se poser sur ses seins que j’aurais caressés, dont j’aurais fait dresser les pointes, avant de glisser sur son ventre, jusqu’à son pubis. Me penchant légèrement en avant, mon bassin serait venu à hauteur de son visage. Elle aurait alors baissé mon boxer pour que mon sexe soit au niveau de sa bouche. J’ai imaginé sans peine ma verge allant et venant entre ses lèvres, grandissant et durcissant sous ses coups de langue, pendant que mes mains s’aventureraient entre ses cuisses, découvriraient son trésor intime. Son clitoris déjà gonflé et la douce moiteur de son sexe affamé de caresses. Tout s’enchainerait alors de manière simple et naturelle. Nous nous retrouverions nus côte à côte, à dévorer des yeux le corps de l’autre, à l’explorer du bout des doigts, de la bouche ou de la langue. Nous entamerions alors une danse, celle des corps à l’horizontal, s’ajoutant à la valse des sens, jusqu’à l’accord final de cette mélodie sentimentale.

Elle m’a remercié de ma franchise et de mon honnêteté, de lui avoir permis de rêver elle aussi l’espace d’un instant. Elle m’a ensuite avoué que son corps frissonnait encore du désir de mes mots, du plaisir de ses doigts sur sa peau. Elle m’a alors fait suivre un second cliché, plus explicite, mais d’une sensualité et d’un érotisme indéniables. La vue de son corps nu, de ses courbes attirantes, de ses seins dressés vers le ciel, de son sexe humide offert comme un calice… j’en ai été profondément touché. Envie et désir nous ont envahis, jusqu’à avoir définitivement raison de nous. Le reste de la nuit n’appartient qu’à nous, mais jamais je n’oublierai ces moments de complicité et de partage. Ni cette impression étrange d’avoir caressé une œuvre d’art…

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