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Sur un air de jazz… (Part. 8)

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Jazz8

Cette dernière partie a été rédigée avec ce titre (non jazzy) « Laura’s Theme » de Craig Armstrong en toile de fond. Vous pouvez l’écouter et ainsi profiter des mêmes conditions que moi…

Nous nous hâtons de regagner l’hôtel. À peine entrés dans le hall, nous passons par la réception. Le concierge me donne la clé de notre chambre et, d’un sourire entendu, me dit :

— « Votre commande a été déposée dans votre chambre, j’espère que vous serez satisfait. »

Elle me regarde intriguée, mais je fais mine de ne pas m’en être aperçu. Devant notre chambre, je lui demande de fermer les yeux. Je lui saisis la main, la fait pénétrer à l’intérieur avant de refermer la porte. Elle s’avance lentement, prudemment, les yeux toujours clos. Je la mène jusqu’au pied de notre grand lit, et la débarrasse de son manteau. Je saisis son visage entre mes mains et je l’embrasse avec fouge et tendresse, tandis que mes mains caressent son corps. Je la déleste de sa robe, avant de l’aider à s’asseoir au pied du lit, pendant que je la déchausse. Elle est en sous-vêtements, offerte à mon regard. Elle ne voit pas que je saisis un masque de nuit, que je pose sur ses yeux. Je l’allonge sur le lit et caresse son corps du bout des doigts. Elle saisit ma main pour la guider sur son corps, comme elle aime le faire, mais je retiens son geste. Je m’empare de son autre main, je joins ses poignets, et je les noue d’un ruban de soie, avant de placer ses bras au-dessus de sa tête. Je m’allonge près d’elle, en lui rappelant d’un murmure à l’oreille sa promesse faite quelques heures plus tôt.

— « Vous serez tout à moi. Je serai toute à vous. Soumise à votre plaisir… C’est ce que j’avais dit. »

Je lui confirme qu’à partir de cet instant, elle est toute à moi, soumise à mon plaisir. Je la rassure en lui disant qu’il n’y aura pas de sadomasochisme. Je lui demande de me faire confiance, elle hésite un instante puis elle acquiesce. Je pose ma bouche sur la sienne dans un baiser tendre, avant de me relever. Elle m’entend retirer chaussures et chaussettes, puis saisir quelque chose, avant de me sentir de nouveau près d’elle. Ma main sur ses épaules glisse du bout des doigts sur ses seins, son ventre. Le baiser glacé de ma bouche dans son cou la fait tressaillir. Elle réalise que j’ai placé un glaçon entre mes lèvres, mais ignore d’où il peut sortir. Nos langues se mêlent sur la glace avant que celle-ci ne fonde. Elle semble d’ailleurs triste que ce soit déjà fini. Mais elle n’est pas au bout de ses surprises. Tout en continuant à l’embrasser, ma main qui la caressait continue à frôler son corps. Puis elle quitte le pli de l’aine et l’intérieur de ses cuisses, avant de se poser quelques secondes plus tard dans son cou. De nouveau, un sursaut : j’ai saisis un autre glaçon, pour caresser sa peau. Elle tente de se contrôler mais je vois son corps se contracter. À ma demande, elle s’allonge sur le ventre, et je poursuis mes caresses avec le glaçon sur sa nuque, sur son dos, sur ses fesses. Elle écarte légèrement les jambes et le cube de glace qui a déjà fondu de moitié s’insinue entre ses fesses, puis entre ses cuisses. Je sens ma victime complètement électrisée, fébrile, et je peux mesurer son état d’excitation. Je joue avec le glaçon sur son clitoris, elle tressaillit. Je décide de défaire le ruban de soie, pour le moment, puis je l’invite à s’asseoir sur le lit, légèrement penchée en arrière, en appui sur ses mains. Je fais courir le restant du glaçon dans son cou, sur ses seins, dont les pointes se dressent fièrement à travers son soutien-gorge, sur son ventre.

Je la regarde se concentrer comme pour mieux savourer les sensations que lui procure le glaçon. Au fur et à mesure que le cube de glace à moitié fondu s’approche de son entrejambe, elle halète, les lèvres entrouvertes. J’en profite pour venir y poser les miennes. Elle sursaute légèrement lorsqu’elle sent un liquide froid couler dans sa bouche. Serait-ce l’eau des glaçons ? Non, c’est plus doux, plus sucré, pétillant. Je la vois avaler lentement, puis tourner sa tête comme pour me chercher. « Du champagne ? », me demande t-elle. Je lui confirme dans un murmure, avant de l’embrasser de nouveau. Le reste du glaçon s’est posé sur son clitoris, que je sens déjà gonflé. Elle savoure la caresse, avant de pousser un petit cri en sursautant. Je fais couler lentement du champagne sur son corps, entre ses seins, tout en lapant quelques gouttes directement sur son corps. Je renouvelle l’opération pendant que ma bouche descend lentement vers son sexe. Je lèche ses lèvres intimes, me délectant de ce fruit que j’aime tant, avant d’aspirer son bouton entre mes lèvres. La sensation de bonheur que je ressens est amplifiée par ce goût sur ma langue, doux mélange d’eau, de champagne et de son excitation. Elle gémit, soupire, écarte un peu plus ses jambes comme pour que je la déguste encore. Alors que je la lèche en caressant ses seins d’une main, elle sent quelque chose frotter contre ses lèvres, juste à l’entrée de son sexe trempé. « Qu’est-ce que c’est ? », demande t-elle. Pour toute réponse, ce quelque chose pénètre légèrement son intimité, comme je le ferais avec mon gland. Nouveau sursaut, nouveau gémissement mêlé de surprise et d’excitation. « Mais qu’est-ce que ? », demande t-elle à nouveau. Je l’invite à ouvrir la bouche, et de me faire confiance. Elle s’exécute, lentement. Je glisse l’objet de son interrogation entre ses dents, avant de lui demander de refermer sa bouche avec délicatesse. Je la regarde faire, et découvrir en souriant le goût d’une fraise, mélangé aux saveurs de l’eau, du champagne et de son jus d’amour.

Je l’embrasse avec tendresse, puis je lui demande de se lever. Puis, d’une légère pression sur les épaules, je l’invite à s’agenouiller face au lit. Elle est haletante, languissante, fébrile, offerte à mon regard, à mes envies. À ma demande, elle penche légèrement la tête en arrière, la bouche légèrement. Je saisis une seconde fraise, que je trempe dans du champagne, avant de venir frôler ses lèvres. Elle a pour consigne de ne pas croquer le fruit tant que je ne lui indique pas de le faire. Je la regarde résister, tandis qu’une goutte pétillante pénètre sa bouche. Au bout de quelques secondes, je l’autorise à croquer le fruit mais à le garder entre ses dents. Je me penche vers elle pour mordre à mon tour dans la fraise, joignant ainsi nos lèvres dans un baiser sucré. Je la laisse ainsi, sans faire de bruit, se demandant ce qui va bien se passer. Quelques secondes se passent avant qu’elle ne sente à nouveau la saveur sucrée et pétillante du champagne sur ses lèvres. « Hmmm ce n’est pas une fraise, ça, mais j’adore ce fruit ! », lâche t-elle dans un sourire. Ses lèvres s’ouvrent sur mon gland et s’en emparent. Sa langue agile titille et agace mon frein. Puis sa bouche s’empare de mon sexe tout entier, jusqu’à la garde. Elle me gratifie d’une fellation comme elle seule sait les faire. Alternant tendresse, douceur, fougue, elle me rend dur d’excitation. Sa main se pose sur ma verge… J’avais oublié ce détail ! Je saisis son poignet, lui demande le second, et j’enroule de nouveau le ruban de soie. Je ne lui fais pas l’affront de lier ses mains dans le dos, elles reposent sur son ventre. Elle continue à me sucer avec délectation. Parfois je lui fais ouvrir la bouche pour y faire couler quelques gouttes de champagne. Elle semble se régaler de cette caresse, autant que moi je la savoure. De temps à autre, sa langue parcourt la longueur de ma verge, sa bouche gobe mes testicules, tandis que je me masturbe. Je vois à son sourire que cette situation l’excite.

Je me recule légèrement et je vois sa bouche chercher mon gland dans le vide. Je me place derrière elle et, glissant mes mains sous ses bras, je l’aide à se relever. Je l’installe en levrette en travers du lit, les jambes légèrement écartées. Sa croupe ainsi offerte, ses fesses tendues et son sexe humide de désir me donnent terriblement envie. Je glisse deux doigts en elle, profondément, dans un va et vient puissant et rapide. Je la sens s’humidifier quasiment aussitôt, dans des gémissements de plus en plus forts. Son excitation redouble d’intensité lorsque mon pouce vient caresser son clitoris. De temps à autre, je le remplace par ma langue, avant de l’aspirer entre mes lèvres. Ses jambes flageolent, son corps est secoué de spasmes, sa respiration s’accélère. Son jus coule de plus en plus sur mes doigts, je ralentis la cadence. « Oh non… C’est horrible ce que vous faites… Ne ralentissez pas… », gémit-elle. Mais je ne l’écoute pas, et j’interromps le va et vient de mes doigts. Accroupi derrière elle, je concentre mes caresses sur son clitoris, alternant succion, coups de langue, aspiration. Je la sens de plus en plus fébrile, impatiente, folle de désir. Soudain, elle se tortille en gémissant de plus belle. « Oh je le sens… L’orgasme est proche… Vous êtes… Vous… », lâche t-elle essoufflée. Comprenant qu’elle est sur le point d’avoir un orgasme clitoridien, je m’active sur son bouton, jusqu’au point de non-retour. Lorsque je la sens prête à jouir, je reprends le va et vient de mes doigts en elle. « Oooooh ouiiiiiiiiiiiiii… », hurle t-elle. Son corps se cambre, se tord, ses jambes tremblent, son sexe se contracte et coule sur mes doigts. Elle jouit, intensément. Avant de s’effondrer sur le lit, le souffle coupé.

A suivre…

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