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Sur un air de jazz… (Part. 4)

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J’ouvre un œil. Où suis-je ? D’un coup tout me revient. Elle. Le verre au Café Rive Droite, le dîner et le concert au Duc des Lombards. La balade Paris by night dans le vent et le froid. Puis le café chez elle, les Blues Brothers. Et puis… ce moment où tous les deux nous avons décidé de ne plus avoir le contrôle, de nous perdre, de lâcher prise et de nous laisser aller. Ses lèvres sur les miennes, dans mon cou. Ma bouche sur ses seins. La nuisette qui glisse, découvrant son ventre. Comme une invitation à y déposer des baisers. Je l’ai basculée sur le canapé. Elle a retiré mon tee-shirt, déboutonné mon pantalon. Du regard, elle m’a dit « Retirez-le ». Je me suis déchaussé, déshabillé, je me suis retrouvé en boxer devant elle. Nous nous sommes regardés un instant, sans bouger. Comme si nous cherchions l’approbation dans les yeux de l’autre. Et puis je me suis penché vers elle. Ou c’est elle qui m’a attirée vers elle. Nos corps se sont unis. Ma bouche a goûté la fougue de sa bouche. Le parfum de sa peau. La rondeur de ses seins. Le miel de son sexe. Je me suis délecté de son abricot, de son bouton. Mes doigts l’ont fouillée, délicatement, intensément, profondément. Humide de désir, et tremblante d’impatience, elle m’a supplié de la prendre. Mais je l’ai fait languir encore un peu, alternant baisers, caresses et coups de langue. J’ai attrapé un préservatif dans mon portefeuille, et je l’ai enfilé. Elle m’a lancé un regard rempli d’envies, et elle m’a attiré à elle. Je l’ai pénétrée, tendrement. Passionnément. Ce n’était pas juste un acte sexuel. Pas un banal coït. Le temps s’est arrêté à cet instant. Nous étions en osmose, une communion des corps et de l’esprit. Comme si nous lisions en l’autre, elle a soulevé le bassin le temps que je glisse un coussin dessous. Elle a relevé ses jambes pour que je m’y accroche, que je la pénètre plus profondément.

Elle m’a proposé qu’on rejoigne son lit. J’ai plongé ma tête entre ses cuisses, je l’ai léchée de nouveau. J’ai adoré la voir se déhancher de plaisir. Elle s’est redressée soudainement. « Arrêtez… Vous allez me rendre folle. Je veux m’occuper de vous ! ». Elle m’a allongé sur le dos, sa bouche a glissé de la mienne jusqu’à mon bas ventre. Elle m’a regardé dans les yeux en titillant mon gland, avant de me prendre dans sa bouche. J’ai savouré sa fellation, elle semblait faite pour ça. J’étais au lit avec Velourana, la déesse de la langue. Elle est venue s’installer sur moi, pour mener la danse. Tantôt lentement, tantôt rapidement. Langoureuse, énergique, fougueuse. Nous avons changé de position, plusieurs fois. Nous avons fait l’amour avec douceur, avec passion, avec tendresse. Tout en complicité et en partage. Nous avons jouis tous les deux, les yeux dans les yeux. Nous sommes restés enlacés un long moment. Lorsqu’elle m’a senti me redresser pour attraper mes affaires, elle a compris que je m’apprêtais à partir. « Il est tard, vous semblez fatigué. Et puis je n’ai pas envie que vous partiez… ». Elle a plongé son regard dans le mien. « Restez, s’il vous plaît. ».

Tout me revient en mémoire. Cette nuit a été magique. Pour moi, du moins. Et maintenant ? Ses exigences, ses attentes, mes envies, nos disponibilités : comment gérer tout ça ? Pour le moment, je préfère ne pas y penser. Il est 9h00, je savoure l’instant. Elle est allongée près de moi, elle dort paisiblement. Son enveloppe charnelle semble être un don de Dieu. Surtout lorsqu’elle a le Diable au corps. J’effleure son épaule du bout des doigts. Elle bouge légèrement, se retourne et me sourit. « Avez-vous bien dormi ? ». Je lui réponds « oui » d’un hochement de tête. En plongeant mon regard dans le sien, je réalise à quel point je n’ai pas envie que la magie s’arrête… Alors j’ose : « Et si on partait pour Deauville ? ».

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