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Sur un air de jazz… (Part. 2)

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Sur le quai du métro, échange de regards, de quelques mots. Nous décidons malgré le froid de faire une petite promenade. La rame entre en station, nous montons dans la voiture centrale. Nous descendons à la station suivante, Cité. Nous longeons l’Hôtel-Dieu jusqu’à arriver sur le parvis de Notre-Dame. Nous nous engageons dans le square Jean XXIII, bras dessus, bras dessous. Je m’arrête, saisis son visage entre mes mains, et l’embrasse de nouveau, mélange de douceur et de fougue maîtrisée. Mes mains descendent sur ses épaules que je frictionne. Puis nous reprenons notre marche jusqu’au square de l’Île de France. Je lui raconte que parfois, j’aime venir ici pour écrire, pour réfléchir, pour éprouver. Nous empruntons le pont St Louis, puis la rue Saint-Louis en l’Île jusqu’au square Barye, autre lieu où je viens parfois remplir des pages. Nous échangeons sur notre façon d’écrire, nos petits rituels… Elle tremble, j’ouvre mon manteau et l’invite à venir se coller contre moi pour se réchauffer. Elle pose sa tête contre mon épaule, et je l’entoure de mes bras, tenant les pans de mon manteau pour la couvrir. Sa bouche se pose dans mon cou, un baiser, furtif. Puis elle me regarde, nos lèvres se joignent, ses mains enserrent ma taille. Nos langues s’effleurent, se mêlent. Elle se colle un peu plus à moi, je sens sa poitrine généreuse contre mon torse. Le vent se lève à nouveau, mettant fin à notre baiser. « Partons. Allons chez moi, on sera au chaud… » souffle t-elle, les yeux presque suppliants. Nous revenons sur nos pas, hélons un taxi à Saint-Michel et nous engouffrons dedans. Le véhicule démarre, elle s’approche de moi et m’embrasse. Sa main se pose sur mon torse et le caresse avec tendresse.

Quelques minutes et cinq étages plus tard, nous sommes chez elle, à l’abri du vent. Les manteaux tombent, elle m’invite à m’installer sur le canapé. Elle met en route sa playlist jazzy et me propose un verre. Je saisis son poignet, elle s’approche de moi. Elle se penche, m’embrasse. Douceur, volupté, sensualité. Je pose mes mains sur sa taille et l’attire vers moi. Elle s’installe à califourchon sur moi, ses mains s’emparent de mon visage. Elle m’embrasse, un peu plus fougueusement, passionnément. Mes mains quittent sa taille, glissent sous son pull et remontent le long de son dos, à même la peau. Elle se cambre sous cette caresse, et soupire. Elle me regarde fixement, frémissante, et retire son haut, comme pour faciliter le passage de mes mains. Sa poitrine apparaît, délicatement enveloppée de son écrin de dentelle noire. Mes lèvres se posent dans son cou, elles remontent vers le lobe de l’oreille. Je le dessine du bout de la langue, avant de le mordiller. Du bout des doigts, je masse ses épaules et sa nuque. Mes mains descendent le long de son dos, jusqu’à la chute de ses reins. Sa respiration s’accélère, elle frissonne sous mes doigts. Sa bouche se fait passionnée, presque dévorante. Elle se redresse, passe ses mains sous mon pull et mon tee-shirt. Contact. Caresse. Frémissement. Peu à peu, peau à peau, nous perdons pied. De tous mes sens en éveil, je découvre son corps avec délectation. Le grain de sa peau, sa douceur, sa fraîcheur, son parfum. Son 95D se dresse fièrement galbé devant mes yeux et mes mains ravis. Torse nu l’un contre l’autre, nous savourons l’instant. Mélange de sensations contraires : continuer à perdre pied et réfréner l’envie, le désir. Cruel dilemme. Comme si elle lisait dans mes pensées, sa bouche quitte la mienne. Elle se relève, saisit un gilet qu’elle enfile rapidement. Elle se tourne vers moi, le regard mutin, le sourire taquin : « Je devais vous servir un verre, non ? »

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