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Sur un air de jazz… (Part. 1)

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Cette histoire est une pure fiction. Mais elle se base sur des lieux existants, et des moments qui auraient pu être vécus. Merci à Lizzy pour m’avoir inspiré ces écrits, pour tout ce que nous avons vécu. Et pour tout le reste… 

Au départ, je voulais lui proposer une balade sur l’île de la Cité, mais le temps aussi froid et humide que changeant m’en a vite dissuadé.  L’option café, au chaud s’impose donc avec une évidence certaine. J’ai pensé lui donner rendez-vous chez les disquaires, pour l’ambiance musicale. Mais vu mon idée, j’ai jugé plus simple et pratique de se retrouver au Café Rive Droite, juste à côtés des Halles. Rendez-vous est pris pour vendredi, 18h00. Le temps de laisser le trac monter lentement au fil des jours.

Samedi, 17h45, je viens de prendre dans un coin du café, à l’abri des courants d’air. Je commande un café et relis nos derniers échanges, nos mails respectifs. Elle arrive 10 minutes plus tard, emmitouflée dans un long manteau, le visage caché par son écharpe et un bonnet de laine. Son visage s’éclaire, elle me sourit et m’embrasse chaleureusement. « Vous n’êtes pas là depuis longtemps, j’espère ? » demande-t-elle avec un grand sourire. Elle s’installe et commande un thé. Après un échange de banalités affligeantes, on revient sur certaines maladresses échangées par mail ou sur Twitter, puis on parle de nos blogs respectifs. Le temps passe, on rit, on se confie. Parfois on échange quelques regards complices. Contrairement à ses craintes, elle me plait. D’un point de vue physique, il est difficile de rester insensible à ses charmes, sa plastique pulpeuse. Je sens un feeling entre nous… mais est-il réciproque ?

« On peut dîner ensemble ce soir, si ça vous tente et que vous n’avez rien de prévu… ».  Cette suggestion lâchée à demi-mot me rassure un peu. Bien sûr que ça me tente ! J’accepte volontiers sa proposition, et lorsqu’elle me demande si j’ai une idée du lieu où nous pourrions aller, je lui demande de me faire confiance. Je n’irai pas jusque-là, mais l’idée de lui bander les yeux pour que la surprise soit totale me traverse l’esprit l’espace d’un instant. Nous quittons le Café Rive Droite pour nous rendre à pied au restaurant. Quelques minutes plus tard, je ralentis l’allure et m’arrête devant le Duc des Lombards. L’idée semble la séduire et je sais alors que nous allons passer une bonne soirée. On s’installe à une table, presque côte à côte, pour profiter pleinement du concert qui s’annonce. Depuis le temps que j’entends parler de Dr. Lonnie Smith je vais enfin pouvoir savourer sa musique en live ! Le concert commence, et la musique nous gagne. Nous parlons, de tout, de rien, de nos vies, de nos envies. Parfois, elle me regarde en souriant, sans un mot. Nos mains s’effleurent, comme si elles se cherchaient, mais nos réactions sont totalement à l’opposé, on s’excuse presque de ce contact. Du moins au début…

Une pause dans le concert, elle se lève et en profite pour s’absenter quelques minutes, en prenant soin, au passage, de laisser trainer sa main de mon coude à mon épaule. Je regarde autour de moi, les nouveaux venus pour la suite du concert sont nombreux, certains s’installent près de notre table. Alors que je les observe, mon téléphone sonne brièvement. Un message. « Vous me plaisez… ». Surprise agréable. Sourire, rassuré. Lorsqu’elle revient quelques instants plus tard, elle fait comme si rien ne s’était passé. Nous reprenons notre discussion, jusqu’à ce que le concert reprenne. Dans la pénombre sa main effleure de nouveau la mienne, mais je ne cherche pas à éviter le contact. Les yeux fixés sur le trio de musiciens, je devine néanmoins un sourire satisfait sur son visage. Fin du concert, il se fait tard. Nous payons, nous sortons, nous marchons quelques minutes. Il fait froid, le vent s’est levé et nous nous engouffrons dans la station de métro. Courant d’air. Réflexe : elle rentre la tête dans les épaules. Je l’attire à moi pour la réchauffer et je me retrouve avec ses lèvres sur les miennes. Un long baiser, doux, tendre, sensuel. Elle me regarde en souriant, et murmure : « Ne rentrez pas, pas maintenant… »

A suivre…

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